La diversité culturelle et linguistique dans le cyberespace est l’une des priorités du récent Sommet mondial sur la Société de l’information (SMSI). Lors de sa seconde phase, à Tunis, un nouveau réseau a été créé par l’Académie africaine des langues (ACALAN), sous les auspices de l’Union africaine et du NEPAD: le Réseau mondial pour la diversité linguistique — Maaya.
Si ce Réseau a vu le jour dans le contexte du SMSI, son champ d’action ne se limite pas exclusivement au cyberespace. Il s’agit d’un réseau multi-acteurs, impliquant tous les secteurs, dont la société civile, des gouvernements, des organisations internationales, des centres de recherche et des universités, les médias et des organismes privés. Sa mission est de valoriser et promouvoir la diversité linguistique comme fondement de l’unicité de la communication humaine.
Maaya servira de plateforme d’échange et de partage à l’ère de la société des savoirs partagés, où les technologies offrent un formidable potentiel pour les langues, mais représentent également un risque, puisqu’à présent seule une petite minorité des 6 000 langues parlées dans le monde sont disponibles dans le cyberespace.
À l’heure actuelle, le Réseau fait partie du groupe de réflexion sur la grande orientation C8 du Plan d’action du SMSI « Diversité et identité culturelles, diversité linguistique et contenus locaux » et il se propose en tant que modérateur provisoire du sous-thème Diversité linguistique.